Faire du mandat à venir celui de la bascule écologique

Faire du mandat à venir celui de la bascule écologique

Engagements

-50% d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) à Toulouse et sur la Métropole à l’horizon 2030. Pour cela, nous devons décliner cette ambition dans toutes les politiques de la ville : Nous prévoyons rénovation annuelle d’au minimum 8000 logements en haute performance énergétique , et 15 000 en rénovation légère d’ici à fin du mandat.  Mettre en oeuvre une charte de l’aménagement qui imposera 30% d’espaces végétalisés en pleine terre dans chaque projet

Nos objectifs : 

  • Atteindre 100% de provenance de moins de 250 km des produits consommés, dans les cantines puis progressivement sur tout le territoire.
  • Zéro artificialisation nette des sols en 2030 (la loi l’impose en 2050).
  • Réduire de moitié à Toulouse la part de la voiture et doubler, dans le même temps, la part des transports en commun et abaisser à 40% la part de la voiture dans toute la métropole.
  • Rénovation annuelle d’au minimum 8000 logements en haute performance énergétique (2%) , et 15 000 en rénovation légère d’ici la fin du mandat (4%).
  • Nous voulons augmenter de 50% la production d’électricité provenant d’Energies renouvelables locales d’ici à 2026 est réalisable, compte tenu du faible niveau de production actuel (valeurs 2018).
  • Nous augmenterons également les productions d’Energie Renouvelables des réseaux de chaleur (Hors Incinérateur du Mirail), et de biogaz de minimum 20 GWh soit + 50% de production.
  • L’objectif est d’arriver, à la fin du mandat, à 50% de produits bio ET d’origine locale pour la restauration locale.
  • Nous voulons  réduire de 50% du transport de marchandise en ville d’ici à 2026 permettra une économie d’environ 130 000 tCO2e à l’horizon 2030

Le présent recueil d’engagements « Climat Energie » reprend et complète les engagements issus des autres chapitres de notre programme, notamment ceux présentés!:

Notre plan d’urgence pour les mobilités le 17 octobre 2019

Notre projet de bouclier Végétal le 15 novembre 2019.

Nos propositions pour le logement le 27 novembre 2019

Cette approche écologie-climat est transversale. Des renvois sont faits à d’autres parties thématiques du programme où les mesures sont détaillées. Il démontre ainsi la construction du programme sur ce pilier essentiel.

Les leviers pour réussir la réduction de 50 % de GES à horizon 2030

  •  Une collectivité exemplaire dans toutes ses compétences
  •  Mener une politique de mobilité volontariste
  • Investir massivement dans la rénovation des logements
  • Mobiliser les Toulousain-e-s sur l’enjeu climatique
 
 

AXE 1 - Piloter une collectivité locale exemplaire

1. Evaluer l'impact carbone des actions publiques

Nous proposons de : 

  • Faire réaliser et publier les bilans carbone en amont de tout projet municipal ou métropolitain.
  • Refuser tous les projets dont l’impact est néfaste au climat ou à la biodiversité.
  • Développer les missions du service « évaluation des politiques publiques » qui sera directement rattaché à la Direction Générale des Services. Ce service aura pour mission de proposer les modalités d’évaluation des projets et sera obligatoirement saisi pour faire réaliser des bilans carbone pour tous les projets d’aménagements, ainsi que des propositions de modification en conséquence des résultats. Les grands projets toulousains ne peuvent plus être climaticides, il n’est pas possible de réduire à néant les efforts faits par ailleurs pour réduire les émissions de GES.
  • Présenter régulièrement un bilan des évaluations de projets au Conseil Citoyen.

2. Une ambition écologique transversale aux délégations de la mairie

L’ambition écologique nécessite un engagement fort et immédiat, qui doit se décliner dans l’ensemble de nos politiques publiques.

Pour cela nous faisons le choix de ne pas avoir d’adjoint dédié à l’écologie mais :

De définir une feuille de route pur chaque délégation avec des objectifs précis mesurables et vérifiables une instance citoyenne et indépendante, avec des moyens alloués.

3. Evaluer la réalisation de tous nos engagements

Mise en oeuvre dès le début du mandat d’une instance constituée principalement d’acteurs du territoire mais aussi de citoyens et d’associations. 

Elle sera dotée de moyens propres et aura pour mission de suivre et d’évaluer les politiques publiques, notamment sur leurs impacts écologique et climatique. Cette instance formulera, autant qu’elle le juge nécessaire, des avis et recommandations. Elle sera également saisie pour l’élaboration du Rapport de Développement Durable

Nous mettrons en place UNE ORGANISATION INTERNE TRANSVERSALE pour permettre que l’écologie soit présente au coeur de l’ensemble des projets et des politiques de la ville et de la métropole. Nous proposons donc de :

  •  Mettre en place une organisation interne et tournée vers les bénéficiaires, pour faciliter les projets transversaux. Celle-ci aura, sur le modèle des exigences de la norme EMAS – Environmental Management and Audit System – (Référentiel européen de système de management de l’environnement), une vision globale des politiques publiques sur le long terme.

  • D’autre part, d’utiliser l’échéance d’évaluation obligatoire à trois ans du Plan Climat Energie Territorial (fin 2020), pour y assigner comme objectif la mise en oeuvre des engagements «Air-Climat-Energie».

  • D’utiliser le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET), la démarche Cit’ergie (référentiel européen de qualité de la politique climat-énergie) et le référentiel économie circulaire de l’ADEME comme outils de pilotage des politiques écologiques. 

4. Agir sur la restauration scolaire

  •  L’objectif est d’arriver, à la fin du mandat, à 50% de produits bio ET d’origine locale.

Afin de favoriser les approvisionnements de produits locaux, nous décentraliserons les cantines au plus près des groupes scolaires de quartiers. En réalité, cela permet de réduire les volumes et quantités à approvisionner et de faciliter le traitement des produits frais.

Les cantines proposeront systématiquement 1 repas obligatoirement végétarien par semaine en anticipation de la loi EgAlim et mettront en place un second repas 100% végétarien au plus tôt,

Par ailleurs nous mettrons en place des mesures pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans les cantines : sensibilisation, diagnostic, accompagnement.

5. Flottes de véhicules

Nous proposons de!doter les flottes publiques (transport public, véhicules de service…) de véhicules propres ou intelligents développés localement (bus Safra, véhicules utilitaires Colibus, navettes Easymile, etc).

6. Recycler et valoriser les déchets

Nous proposons de :

Mettre en place une véritable collecte séparative des déchets organiques pour la zone dense (en vue d’un compostage qui alimentera le Bouclier Végétal, ou de méthanisation pour la production de gaz renouvelable) et développer le compostage partagé pour les immeubles et les quartiers résidentiels (gestion collective de proximité)

Créer une filière dédiée de récupération des biodéchets pour les particuliers et créer 6 sites de compostage industriel (5 000 t/an) pour traiter 50% des biodéchets alimentaires des particuliers d’ici 2025. Les déchets de préparation produits par les cuisines collectives et issus du gaspillage alimentaire seront également valorisés dans ces unités de compostage.

  • Proposer un système de consigne municipale pour le réemploi et le recyclage des emballages et du verre, grâce à un réseau d’associations et d’entreprises
  • Proposer des solutions innovantes de déchèteries (miniatures, mobiles…) pour offrir un meilleur équipement aux toulousains
  • Mener une campagne ambitieuse d’information et de prévention des déchets, pour engager Toulouse vers le “0 déchet”
  • Favoriser l’économie du réemploi avec des ressourceries, des ateliers de réparations, une bourse aux échanges des déchets/ressources en direction des acteurs économiques…
  • Les déchets ménagers ne représentant que 10 % des déchets totaux (surtout issus du bâtiment et de l’agriculture).
    >> Créer une filière autour de l’économie circulaire en travaillant avec les acteurs du BTP pour favoriser les travaux publics et les projets de construction qui utilisent des matériaux réemployés, et encourager les opérations de déconstruction plutôt que de destruction (mine urbaine).
  • Aménager les ZAC (Zones d’Aménagement Concerté) de telle sorte à ce que les déchets industriels deviennent la matière première.

AXE 2 - Augmenter la capacité de séquestration du CO2

Actuellement les surfaces végétalisées du territoire permettent le stockage de l’équivalent de 3 ans de tCO2e, nous devons étendre ces surfaces pour augmenter les capacités de séquestration de CO2 du territoire.

Ce que nous nous engageons à faire :

7. Le bouclier végétal

Présenté le 15 novembre 2019, a pour objectif de préserver et développer les espaces naturels et agricoles.

Ses objectifs :

  •  Changer les pratiques agricoles pour augmenter la capacité de séquestration des sols (haies, types de cultures, méthodes… en travaillant avec les acteurs du secteur agricole)
  •  Augmenter les surfaces de forêts urbaines (une forêt en croissance séquestre davantage de CO2), développer les forêts existantes, et en planter partout où cela est possible (Mini Big Forests)
  • Végétaliser partout où cela est possible (le périphérique, les trottoirs, les pieds d’immeubles…)

8. Une urbanisme qui prend en compte les exigences écologiques et sociales

  •  Objectif zéro artificialisation nette des sols en 2030 (la loi l’impose en 2050).

Avoir une vision pour l’urbanisme qui ne dépende pas des promoteurs, mais avec des exigences de la puissance publique :

  • Pour cela, nous devons stopper l’artificialisation des sols et le traduire dans le PLUiH (Plan Local de l’Urbanisme intercommunal et Habitat). Actuellement l’urbanisation consomme 155 ha par an de sols naturels ou agricoles.
  • Il faut reconstruire la ville sur elle-même, construire de petits collectifs avec des formes urbaines attractives (3-4 étages pour redensifier). Nous mettrons en oeuvre les principes d’un urbanisme circulaire, qui vise à économiser les terres et à optimiser l’utilisations des ressources (réemploi de matériaux etc…)
  •  Profiter de la prochaine révision du PLUiH (Plan Local de l’Urbanisme intercommunal et Habitat ) pour identifier des parcelles de terre protégées, le développement du maraîchage (voir Dossier « bouclier végétal »),
  • Mettre en oeuvre une charte de l’aménagement qui imposera 30% d’espaces végétalisés en pleine terre dans chaque projet

9. Réduire les installations d'activités industielles et commerciales

Nous engagerons un travail de réflexion avec les Maires des 36 autres communes de la métropole en vue de réduire les installations d’activités industrielles et commerciales, et de se concentrer sur celles qui existent déjà en les remplaçant progressivement par d’autres filières notamment agricoles et maraîchères.

AXE 3 - Réduire nos émissions de CO2

En 2015, les émissions de gaz à effet du territoire représentent 2 700 000 tCO2e (diagnostic du PCAET).

Le secteur des transports est le principal émetteur de gaz à effet de serre et représente plus de la moitié des émissions du territoire (57%), le secteur résidentiel quant à lui en représente 22%.

10. Des infrastructures de transports en commun performantes et multimodales

  • Notre objectif : réduire de moitié à Toulouse la part de la voiture.
    Doubler, dans le même temps, la part des transports en commun.
    Baisser à 40% la part de la voiture dans toute la métropole.

Nous avons proposé, le 17 octobre 2019 un plan d’urgence pour les mobilités, un ensemble de propositions qui visent à diminuer fortement la part de la voiture dans les déplacements :

Pour rappel, nous prévoyons notamment :

Les portes de Toulouse

Pour réduire la circulation automobile dans la ville, rendre la ville aux piétons, aux mobilités douces et actives, la préserver de la pollution, 7 portes à étages végétalisés seront construites aux entrées/sorties de ville afin d’y accueillir des stationnements pour les véhicules individuels.

Ces portes, toutes différentes, constitueront des gestes architecturaux symbolisant la démarche volontariste de la ville et de la Métropole en matière d’environnement et de développement durable.

Véritables hub de (dé)mobilité (Plateforme de services) à la convergence de la ville et du péri-urbain, elles permettront l’accès à des parkings sécurisés, des zones de covoiturage, aux transports en commun, aux mobilités douces, à des bornes de recharge électrique, aux navettes circulaires en voie propre sur le périphérique (voie réservée), à de la logistique urbaine, à des services (salles de réunion, tiers lieux…).

La construction de ces portes d’entrée et de sortie de ville sera l’occasion de réduire la présence de la voiture dans la ville et de requalifier urbanistiquement les entrées de Toulouse :

  • Porte d’Albi

  • Porte de Paris

  • Porte Ernest Valon

  • Porte Ouest

  • Porte du Gers

  • Porte d’Espagne

  • Porte de Narbonne

    Développer des « trains du quotidien »

    Partout où cela sera possible à court terme dans la mesure des compétences de la collectivité,

    Développer une navette sur la rocade et des bus en sites propres

    Pour rendre les transports en commun efficaces et réduire leurs impacts environnementaux,

    Mettre en place des Gratuités et tarification solidaire

    Le critère principal : le revenu de chacune et de chacun. La gratuité sera en vigueur pour les personnes en situation de handicap et leurs accompagnants ainsi que les jours de pics de pollution. La gratuité s’appliquera également le samedi afin de permettre, par exemple, au plus grand nombre de fréquenter des lieux de culture, rejoindre une activité sportive ou favoriser la fréquentation des commerces de centre-ville. Pour démocratiser l’usage des transports en commun, tous les jeunes de moins de 26 ans verront leur tarif réduit à 10 euros et les nouveaux arrivants sur Toulouse auront leurs abonnements offerts pour une durée de 3 mois.

11. Une révision concertée du projet de ZFE de l'actuelle majorité

La zone à faibles émissions (ZFE) a pour objectif principal de réduire l’exposition aux particules liées aux motorisations diesel. Or, son utilisation peut également servir à réduire les parts modales et la consommation d’énergies fossiles.

Cette ZFE devra donc évoluer vers :

Une sortie des véhicules diesel d’ici à la fin du mandat et des véhicules essence d’ici à 2030 sur tout le centre-ville de Toulouse.

Son périmètre géographique sera réévalué pour viser des objectifs ambitieux en termes d’émissions. Dans ce cadre, il sera nécessaire, en concertation avec les Toulousains, de :

  • Définir des zones de circulation différenciées pouvant aller vers la piétonisation certaines voies au centre-ville,

  • Les véhicule les plus polluant sont les diesels anciens qui appartiennent souvent à des personnes aux revenus modestes. Nous souhaitons revoir le paramètre de choix d’interdiction des véhicules actuellement sur la base des vignettes Crit’Air (4 et 5) pour prendre en compte plutôt les usages. Nous voulons être plus juste socialement et permettre ponctuellement des accès pour des visites médicales, personnes à mobilité réduite … La tarification solidaire des transports en commun encourageront de prendre les transports en commun.

  • Réaménager les avenues qui sont à 2×2 voies en 2×1 voies, en redistribuant l’espace au profit des transports en commun, des piétons et des mobilités douces.

  • Redéployer des navettes de rabattement, TAD (Transports à la Demande) et Mobibus, pour les personnes à mobilité réduite. Nous souhaitons accompagner socialement les impacts de la ZFE sur les personnes les plus en difficultés.

12. Investir dans un plan vélo d'envergure

Nous proposons de porter le budget à 40 M€ par an, comme le préconise l’association 2 Pieds 2 Roues, pour proposer des infrastructures adaptées aux modes doux et 400 km de pistes cyclables, des formations, le soutien à la pratique du vélo et de la marche à pied… (cf dossier : « plan d’urgence pour les transports »). Pour ce faire :

  • Auditer des flux pour proposer des trajets 100% sécurisés,
  • Mettre en place des voies express vers les zones d’activité et d’emploi
  • Transformer des voies cyclables en pistes cyclables sans discontinuité et sécurisées
  • Créer des stationnements sécurisés en nombres suffisant et adaptés aux zones d’implantations
  • Soutenir les associations qui réparent et vendent des vélos recyclés, forment à la pratique et louent à des tarifs préférentiels,
  • Dévlelopper des cours de vélo dans les CLAE

13. Sécuriser et développer les déplacements piétons

Dans et hors du centre-ville et développer les zones piétonnes dans l’hypercentre (en lien avec l’aménagement des îlots pacifiés).

Nous proposons de :

  • Considérer la part piétonne dans tous les aménagements (charte de l’aménagement) pour assurer la sécurité sur la voie publique.

  • Expérimenter en concertation avec les habitants et usagers des zones piétonnes temporaires avec la fermeture de certaines rues le week-end ou la nuit.

  • Sécuriser les accès aux abords des écoles pour permettre le développement des pédibus, ou des déplacements à vélo. (cf dossier : « plan d’urgence pour les transports ») :
  •  

14. Pacifier les îlots résidentiels

Nous proposons de revoir l’ensemble des flux automobiles et transport collectif pour pacifier des quartiers en reprenant le modèle barcelonais des « superblocks ».

  • Certaines rues pourront être mise en sens unique en accord avec les riverains pour récupérer des voies qui seront réservées aux transports en commun en site propre sans pour autant mobiliser de lourds moyens financiers,

  • Des circuits de petites navettes pourront assurer le rabattement des zones d’habitation vers ces stations, permettant ainsi aux personnes âgées ou à mobilité réduite de ne pas dépendre d’un TAD nécessitant une réservation 48H avant,

  • L’urbanisme des faubourgs (pénétrantes, sortantes) sera repensé pour les rendre plus accueillants, fluides et y augmenter la qualité de vie de quartier en requalifiant ou créant de véritables « cœurs » de quartiers.
  •  

15. Réduire le transport de marchandises en ville

  • Objectif : La réduction de 50% du transport de marchandise en ville d’ici à 2026 permettra une économie d’environ 130 000 tonnes de CO2 à l’horizon 2030.

Le transport de marchandises en ville représente 20% des véhicules, 30% du CO2, 40% des particules ! Nous proposons de :

  • Créer des points relais « casier » pour les colis et des zones de déchargement dans chaque îlot urbain et un système de livraison en mode doux (triporteur).

  • Mobiliser des acteurs privés, au travers d’actions spécifiques qui nécessitent des études (état des lieux sur les livraisons de type « messagerie » : cible, fréquence, tournées) et une concertation avec les professionnels du secteur (transporteurs et clients).

 
3.2. DANS LE SECTEUR RESIDENTIEL, UNE RENOVATION MASSIVE DE LOGEMENTS :

A Toulouse 13% des ménages (soit 47 466 ménages) sont en situation de vulnérabilité énergétique : ils dépensent plus de 8% de leur revenu disponible en factures d’énergie liées à leur logement.

À Toulouse, 22% des émissions de Gaz à effet de Serre sont émis par le logement. IL est impératif d’agir sur ce domaine, pour atteindre notre objectif de réduction de moins 50% des émissions de Gaz à effet de serre à Toulouse et dans sa Métropole d’ici 2030. Pour cela, la rénovation énergétique des logements constitue un levier majeur.

Nous mettrons donc en place :

  • Un plan d’urgence pour intervenir sur les copropriétés dégradées : identification des copropriétés en situation financière fragile, étude de la performance énergétique, avances et tiers financements pour faire réaliser des travaux,
  • Une plateforme unique de rénovation de l’habitat et de l’énergie pour favoriser la rénovation énergétique,

Un minimum de 8 conseillers – 1 pour 100 000 habitants – (contre 4 actuellement) assureront le fonctionnement cette plateforme. Elle devra permettre de réhabiliter progressivement 8 000 logements (2%) par an en rénovation lourde (haute performance énergétique) et 15 000 logements (4%) en rénovation légère,

  • Un « Guichet logement » dans les Kiosques à solutions pour pallier aux difficultés de s’orienter parmi les différents dispositifs de financement disponibles. Ce guichet sera un lieu de renseignement et d’accompagnement, afin de permettre de préparer son projet de rénovation, bénéficier de conseils d’experts, trouver des informations sur le financement,
  • Une concertation avec les bailleurs sociaux pour diviser par 4 le nombre d’étiquettes énergie D à G dans les logements sociaux au plus tard d’ici 2026,
  • Le traitement de la précarité énergétique ne doit pas être uniquement curatif : en aidant les ménages précaires à payer leurs factures d’énergie. Il sera préventif en identifiant les situations de précarité en partenariat avec les travailleurs sociaux. Ces spécialistes accompagneront les ménages sur la bonne gestion énergétique, via des éco-appartements animés par des associations.

  • Nous structurerons et accompagnerons une filière « Low Tech » de construction de haut niveau en lien avec la recherche, pour développer la construction de bâtiments moins énergivores et dans le but d’améliorer le stockage de CO2 (construction à ossature bois). L’utilisation de matériaux de construction écologiques (terre crue, chanvre, etc.), de bio architecture s’inspirant du bio mimétisme et la récupération de matériaux de démolition (recyclage du placoplâtre) sont autant d’axes de travail à développer pour réduire l’impact de la filière du bâtiment car 80% des dépenses énergétiques d’un ouvrage sont liées à sa construction. Ces initiatives seront testées via Toulouse métropole habitat.

 

3.3. ECONOMISER L’ENERGIE ET DEVELOPPER LES ENERGIES RENOUVELABLES

Les émissions dépendent bien sûr de la consommation d’énergie ainsi que de la nature de cette énergie. C’est pourquoi la disparition du fioul, en le remplaçant idéalement par des énergies renouvelables, est des plus favorables pour atteindre notre objectif.

Pour cela, nous agirons sur :

  • Les évolutions comportementales :

En favorisant les écogestes, comme : la mise en place de prises à interrupteur coupe-veille, le renouvellement des équipements par des matériels modernes plus efficaces (éclairage etc.) … Nous distribuerons via les éco-appartements témoin et la plateforme de rénovation énergétique des prises à interrupteurs coupe-veille à prix très réduit dans le cadre d’opérations de sensibilisation aux économies d’énergie, des mousseurs, des ampoules LED…

  • Les évolutions techniques :
    En aidant à l’acquisition de chaudières à énergies renouvelables, pour remplacer les chaudières fioul.

Les aides régionales seront optimisées via la plateforme de rénovation énergétique.

La production locale d’EnR sera démultipliée par :

  • la mise en place de réseaux de chaleur, en plus de celle provenant du centre d’incinération et dont les obligations de raccordement seront précisées dans de nouvelles OAP (Objectifs d’Aménagements Prioritaires) thématiques. (Ces nouveaux projets de réseaux bénéficient de financement ADEME à 70%)
  • Le développement de la filière hydrogène pour le stockage,
  • La création d’une société publique d’investissement pour déployer les projets citoyens d’énergie partagée : inspirée par les modèles de production d’énergie partagée tels que « Citoyen’R » par exemple, mise à disposition avantageuse des toitures publiques, mais également par la mise en place de partenariats avec les citoyens dans le cadre d’une société publique visant à co-financer des projets citoyens d’énergie partagée. Cette société pourrait également intervenir dans les projets d’énergie de territoires périphériques de la métropole qui contribuent à son alimentation énergétique, dans le cadre des conventions de réciprocité entre les territoires.

  • D’élaborer avec la chambre d’agriculture une stratégie de soutien et de mutation des exploitations agricoles pour répondre aux besoins du territoire (circuits courts et alimentation bio).

  • De mettre en place une gestion exemplaire des déchets des restaurants en concertation avec les restaurateurs

AXE 4 - Accompagner les toulousain-e-s pour relever le défi de l'urgence climatique

16. Créer un GIEC local

Dans le cadre de l’engagement « COP 26 des territoires » : Mettre en place une instance partenariale de veille sur les effets climatiques (synthèse d’études, collecte d’informations et de besoins locaux, rédaction de préconisations)

17. Créer une conférence métropolitaine de l'énergie

Composée de tous les acteurs incluant les usagers, qui permettra une veille sur les technologies, les projets, de mettre en relation la recherche et les entreprises, stimuler des partenariats.

18. Développer des consommations locales

(voir Dossier de Presse sur le développement économique)

Pour cela nous déploierons des dispositifs pour développer l’agriculture urbaine et périurbaine :

  • Nous proposons de développer les cultures maraîchères, en priorité bio, (créatrice d’emplois jusqu’à 10 emplois Equivalent Temps Plein par hectare). Nous donnerons la possibilité à tous les porteurs de projets d’expérimenter et de développer leur activité de maraîchage.
  • La Régie Municipale Agricole deviendra un centre pédagogique aux techniques d’exploitation Bio et de permaculture, afin de faciliter l’installation d’urbains en reconversion, la mise à disposition de matériel, exploitation collective, formations qui permettent de sécuriser les parcours d‘installation et rassurent les futurs financeurs.
  • Avec les Maisons du Jardinage, ou le permis de végétaliser, nous encouragerons et accompagnerons les changements de comportements.
  • Signer des contrats de réciprocité avec les territoires ruraux de proximité et renforcer les engagements du PAT (Plan Alimentation Territoire) de Toulouse Métropole qui vise à favoriser le maintien et le développement d’une agriculture de proximité et de qualité

    Notre objectif : atteindre 100% de provenance de moins de 250 km des produits consommés, dans les cantines puis progressivement sur tout le territoire.

    Ce qui, en plus, contraindra à consommer des produits de saison.

     

19. Faire évoluer les comportements vis-à-vis de la voiture

  • Objectif : Ces stratégies à forts impacts permettront d’éviter un déplacement sur deux en véhicule personnel d’ici à 2030 et d’économiser 400 000 tCO2e.

 

Nous proposons d’agir sur les leviers comportementaux tels que :

  • La formation à l’écoconduite (systématique pour les agents de la collectivité) soutenue par l’aide aux associations (-8% de consommation en moyenne),
  • L’organisation du travail par la mise en place en particulier du télétravail sera facilité avec la mise en place de tiers lieux dédiés dans tous les quartiers et nous inciterons les entreprises à s’engager dans démarche,
  • Le déploiement des plans de déplacements d’entreprise déjà accompagnés par Tisseo,
  • Le covoiturage et l’autopartage feront l’objet d’une action spécifique par la mise en œuvre d’une plateforme internet dédiée pour trouver en un seul endroit toutes les solutions de transport en commun, modes doux et véhicules partagés.

20. Faire changer les modes de vie

Nos modes de vie doivent changer et nous devons tout faire pour encourager et accompagner les Toulousains. Nous proposons de :

  • Mettre en œuvre tous les moyens de privilégier une consommation locale : moratoire sur les centres commerciaux de périphérie pour rester en deçà du seuil de 100 m2 pour 1000 habitants.
  • Aide aux commerçants de proximité pour valoriser la réponse locale aux besoins locaux, mise à disposition d’une plateforme vitrine et de e-commerce pour les commerçants avec une mise en valeur des produits « made in Toulouse » (dossier développement économique)
  • Supprimer l’affichage lumineux et faire modifier le RLPi (Règlement Local de Publicité intercommunal) pour réduire la publicité qui incite à l’hyperconsommation,
  • Déploiement de lieux de réparation, de vente et de formation à la réparation dans tous les quartiers…
  • Favoriser la consigne pour le vin, la bière ou les jus de fruits produits localement telle que l’a expérimenté l’association Consign’Up – Encouragement du geste de retour par le discours et l’incitation financière.
  • Sur la biodiversité en ville en impliquer les habitants par des programmes de sciences participatives (sauvage de ma rue…), permis de végétaliser…
  • Créer une « maison du jardinage »
  • Mettre à la disposition des lieux de proximité pour le télétravail, des applications pour faciliter la mobilité partagée…
  • Soutenir les associations qui travaillent au quotidien sur la sensibilisation à l’environnement et au climat, restaurer le budget de subventions avec éco-conditionnalité, et appels à projets pour accompagner les citoyens….

     

21. Faire bouger les entreprises

Les filières Energie, agriculture-alimentation, logement – BTP, SANTE – Bien Vivre, économie circulaire (écologie industrielle, marché de la réparation et du reconditionnement) et bien manufacturés destinés aux ménages et aux entreprises seront particulièrement concernés. Dans ce schéma, les TPE et PME/ETI joueront un rôle majeur.

Ainsi pour chacune des filières retenues nous construirons une feuille de route. Il s’agira alors :

  • D’animer la convergence Besoin local / Offre locale et de structurer un plan d’actions pour stimuler le ratio « besoins locaux / réponses locales ».

  • D’accompagner la transition énergétique et écologique des entreprises : veille et identification des impacts des changements sur les entreprises (ressources naturelles, flux, nouveaux besoins, nouvelles techniques…), proposer des lieux d’expertise comme un centre de ressource des matériaux et énergies…