Environnement

Pour une transformation écologique à Toulouse

Créer un Laboratoire de la végétalisation urbaine

Nous ferons de Toulouse un terrain d’expérimentations sur la végétalisation en nous appuyant sur les nombreux laboratoires de recherche, sur Météo France en pointe dans l’étude des îlots de chaleur urbain et pour cela nous nous inspirerons du Végétalab de Bruxelles pour transformer les serres municipales en véritable laboratoire de la végétalisation urbaine de Toulouse.

Intégrer les réseaux européens et internationaux des villes en transition

Nous postulerons également au réseau international « Cities Climate Leadership Group », C40. Le C40 a été́ créé il y a douze ans par Ken Livingstone, alors maire de Londres, pour fédérer les initiatives des grandes métropoles et lutter contre le réchauffement climatique. L’organisation a pour but d’accélérer la mutation écologique à l’échelle des villes en mettant en place des mesures politiques et des programmes afin d’aboutir à des réductions notables du gaz à effet de serre et des risques climatiques. Le réseau est actuellement dirigé par Anne Hidalgo, maire de Paris.

Nous serons également actifs dans les associations européennes :

  • Energy Cities
  • Eurocities
  • Le CCRE (Conseil des Communes et Régions d’Europe)
  • Le réseau des Villes en Transition

Afin « d’inspirer » les autres grandes villes autant que de tirer profit de leurs expériences et de leurs bonnes pratiques.
Notre objectif sera de présenter une candidature à la reconnaissance de « Capitale Verte Européenne » d’ici la fin du mandat.

La « Débitumation » de places publiques, de places de parking, de cours d’écoles et de rues de Toulouse

Le dérèglement climatique conduit à des pics de chaleur ou des épisodes pluvieux toujours plus intenses. Pour limiter les risques d’inondations, il est crucial de déminéraliser l’espace publique pour améliorer la perméabilité des sols et limiter la pollution des eaux de ruisselle- ment déversées dans la Garonne.

Nous proposons la transformation d’une partie des places de parking actuelles par un stationnement végétal qui améliorera significativement la perméabilité́ des sols. Pour 15 000 places, cette évolution représente une surface perméable équivalente à 26 terrains de football et permettrait d’économiser sur le volume d’eau pluviale à traiter par la collectivité́, qui serait moins important.

Dans les écoles, débitumer est une opportunité de créer des espaces pédagogiques de cultures potagères (verticales, si manque de place), et par la même occasion de fournir des « oasis » d’ombre et de fraîcheur alors que les pics de chaleur arrivent de plus en plus tôt dans l’année quand les petits toulousains sont encore en classe. Les enfants encadrés par l’équipe pédagogique, ou les animateurs des CLAE assureront l’entretien de ces parcelles. La mise à disposition de matériels, d’engrais naturels et de contenus pédagogiques sera assurée en lien avec les maisons du jardinage.

Un programme ambitieux de forêt urbaine

Sur le modèle de Paris et de Nantes, nous proposons de nous engager sur des projets de forêts urbaines. Nous souhaitons repenser complètement la nature en ville avec les services compétents de la ville, les associations et les habitants. L’une de nos premières actions consistera à produire un diagnostic à même de qualifier les réponses à apporter, quartier par quartier, rue par rue.

Nous favoriserons la plantation d’arbres fruitiers en lieu et place d’essences allergènes pour limiter les allergies et offrir une ressource valorisée localement.

Nous proposons d’intégrer dans le cahier des charges des promoteurs (proposition à venir sur le logement) des contraintes fortes comme un minimum de 30 % de surface végétale en pleine terre pour chaque nouvelle construction, une végétalisation des toits et façades….

Les axes routiers majeurs (Fil d’Ariane, Périphérique, Rocade Arc-en-ciel, Voie Lactée) seront agrémentés de plantes capables d’absorber une partie de la pollution atmosphérique générée et de filtrer les eaux de pluie contaminées par irrigation.

Sur le périphérique, la surface des murs anti-bruit équivaut à 31 terrains de rugby, soit plus de 21 hectares, selon la Direction départementale des territoires. La seule végétalisation des murs anti-bruit du périphérique aura un impact immédiat sur la pollution visuelle et atmosphérique du périphérique toulousain.

Les voies d’eau seront arborées. Le long de la Garonne, les digues bétonnées arboreront un couvert végétal et les quais du Canal du Midi seront agencés pour améliorer les circulations cycliste et piétonne, tout en aménageant les voies de différents types d’arbres et de plantes adaptés à cet environnement.

Pour la plantation d’arbre, nous mettrons en place un « schéma directeur des arbres et de la végétalisation dans l’espace public » pour intégrer la végétalisation dans toutes les opérations d’aménagement, de réaménagement ou de voirie.

Donner une plus grande ambition au Grand Parc Garonne

Le Grand parc Garonne sera optimisé Election municipale Toulouse Nadia PellefigueNous irons plus loin sur le projet de Grand Parc Garonne laissé de coté par le maire sortant. Nous voulons aller au-delà des chemins balisés ou des aménagements minéralisés de berges, pour recréer des liens entre la ville et la nature, générer des lieux d’animation, aménager des pistes cyclables et piétonnes d’un seul tenant.

Nous finaliserons l’arc du centre-ville de Toulouse, du pont Saint Michel au Basale avec des accès au fleuve facilités, des espaces de restauration sur les berges, des continuités piétonnes entre le port Viguerie et la prairie des filtres via l’Hôtel Dieu… Les aménagements en partie réalisés seulement ne vont pas assez loin.

Plus au sud, le parc toulousain. Il s’entendra de Pecha David au pont Saint Michel, qui comprend l’écluse Saint-Michel, la berge Empalot et l’ilots des Moulins. Avec le déménagement programmé du parc des expositions, un espace conséquent se libère et pourrait devenir le poumon vert de la ville. Il sera dédié à la détente, aux loisirs et activités nautiques accessibles par des axes de circulations piétons et vélos.

L’Ile du Ramier doit également pouvoir constituer une vraie continuité écologique et une réserve de biodiversité. Nous travaillerons en étroite collaboration avec les associations et collectifs d’habitants, pour un partage des usages et de la nature.

Trois fois Plus de jardins partagés

Des jardins partagés pour Toulouse 2020 Nous proposons de tripler- à minima -, sur le mandat, le nombre de jardin partagés au nombre de 17 actuellement.

À noter que l’initiative de Toulouse Habitat de jardins potagers au pied des logements sociaux sera généralisée dans tous les immeubles où cela est possible. Des associations seront publiquement mandatées pour présenter et faire émerger des initiatives puis les accompagner.

Ces jardins partagés seront source d’échanges d’expertises entre générations mais aussi source de vivre ensemble.

Mise en place du Permis de végétaliser

Les permis de végétaliser lancés notamment par la Mairie de Paris en 2015 proposent une réappropriation de la ville et de la nature en ville par ses habitant-e-s. Il trouve son origine dans le droit à la ville revendiqué par les quartiers populaires à New York dans les années 1980, qui débitumaient les trottoirs pour y planter des légumes et des fleurs…

C’est un appel à participation qui permet à chaque habitant-e de devenir acteur de la végétalisation de sa ville.

Le programme mis en place par la mairie actuelle n’est pas développé et se contente souvent de simples jardinières. À Toulouse, on dénombre seulement 120 micro jardiniers depuis 2016 pour plus de 475 000 habitants (chiffres du rapport du DD 2018 de Toulouse Métropole).

Le programme « ruelles vertes » de Montréal est aussi un exemple concret de végétalisation de quartiers entiers en collaboration avec les habitants.

Tous ces axes de travail sont essentiels à l’installation d’îlots de fraicheurs… pour une ville qui RESPIRE.

Création des maisons du jardinage

Nous installerons deux maisons du jardinage au sein des serres municipales le long du Canal et dans les jardins du Museum à Borde rouge qui seront :

  • des permanences d’information pour indiquer les jardins partagés dans Toulouse
  • un appui au Permis de végétaliser avec conseil de plantations, distribution de graine et compost ou terre…
  • des lieux d’ateliers pédagogiques hebdomadaire pour les jardiniers urbains.

Ces maisons du jardinage fonctionneront en partenariat avec le service des espaces verts de la ville, l’équipe de médiateur du Muséum, des associations (Comme « Partageons les jardins » par exemple), des établissements d’enseignement spécialisés

Des ateliers pédagogiques autour du jardinage seront développés au sein de chaque école et pourront aussi donner vie à ces lieux en dehors des horaires scolaires.

Le bouclier végétal au-delà de la simple végétalisation de la ville nécessite des investissements complémentaires qui permettront à terme d’économiser nos ressources, notre santé et… nos budgets

« Il ne peut y avoir d’économie verte, sobre et décarbonée sans une relance des investissements publics et nos ressources, notre santé et… nos budgets.

Agir pour la faune et le bien-être animal

Une attention particulière sera portée sur la biodiversité́ en ville en impliquant les habitants par des programmes de sciences participatives (sauvage de ma rue.) ; en incitant la mise en place d’application smartphone pour le suivi et l’inventaire de la biodiversité en ville ; et en organisant des campagnes d’installation de nichoir à oiseaux, d’hôtel à insectes en partenariat avec les écoles avec les maisons du Jardinage. 

Agir pour la biodiversité, c’est aussi prendre des engagements concrets pour le bien-être animal, partout dans notre ville. Pour cela, nous nous engagerons  pour l’interdiction des cirques avec animaux sauvages et exotiques à Toulouse.

 

Le Développement de l’agriculture urbaine et du maraîchage

Pour répondre à une demande croissante d’une production locale de qualité́, l’agriculture sera développée sur la Métropole dans un objectif de promotion des circuits courts

Nous proposons de développer les cultures maraîchères, en priorité bio, (créatrice d’emplois jusqu’à 10 ETP par hectare).

Nous donnerons la possibilité à tous les porteurs de projets d’expérimenter et de développer leur activité de maraîchage.

Les terres seront classées en ZAP (zone agricole protégée mises en avant par le ministère de l’agriculture).

La filière pourra se développer en s’appuyant sur :

  • un accompagnement à l’installation de maraîchers, mise à disposition facilitée de foncier,
  • l’utilisation des installations de la régie Agricole pour former les nouveaux exploitants ou qui souhaitent le devenir,

La Régie Municipale Agricole et le Domaine de Candie pourront devenir un centre pédagogique aux techniques d’exploitation Bio et de permaculture, afin de faciliter l’installation d’urbains en reconversion, la mise à disposition de matériel, exploitation collective, formations qui permettent de sécuriser les parcours d‘installation et rassurent les futurs financeurs.

Valorisation des déchets organiques

La gestion spécifique et collective des déchets organiques de la ville sera développée pour réduire la facture de traitement de cette ressource valorisable en engrais naturel ou en énergie via des procédés de méthanisation et de compostage. Ainsi, une véritable économie circulaire pourra être créée en réduisant les dépenses et en créant de nouvelles ressources

La gestion des OMR (Ordures Ménagères et Résiduelles) coûte 55 M€ à Toulouse Métropole et représente 216 000 tonnes, par an*. Parmi ces ordures, 30% sont des déchets organiques issus de préparations ou du gaspillage alimentaire. La valorisation à 100% de cette ressource induirait une économie annuelle de 16,5 M€ pour l’élimination et pourrait générer plus de 10 M€ de revenus par an dans une optique de vente de compost à 100€ la tonne.

Un investissement dans l’installation de méthaniseurs et de composteurs offrirait respectivement une production électrique locale et un amendement naturel pour la fertilité des sols. Ce projet permettrait aussi de développer une économie non-délocalisable et utile pour l’insertion professionnelle de toulousain-e-s.

La valorisation de 10% des déchets organiques produits chaque année par la collectivité nécessiterait l’installation de composteurs sur plusieurs dizaines de sites de traitement repartis sur le territoire. La production de compost par an sera répartie parmi les différents acteurs : collectivités, agriculteurs, maraîchers, particuliers.

Concernant les déchets organiques des restaurants, nous travaillerons à la mise en place d’un système de collecte avec les professionnels.

Une meilleure gestion des ressources en eau

La gestion de l’eau est essentielle notamment pour assurer une irrigation suffisante des systèmes végétalisés : l’installation de réservoirs d’eau pluviale à proximité de chaque lieu végétalisé doit permettre l’approvisionnement minimal pour le développement des espèces plantées.

En raison des contraintes climatiques, il est primordial d’anticiper le manque d’eau pendant des périodes estivales de plus en plus longues. Pour se faire, une réflexion globale sur la récupération et le stockage d’eau de pluie doit être menée :

Sur les axes routiers, des réservoirs seront disposés à proximité des évacuations existantes pour stocker les eaux pluviales.

Sur les voies aériennes du métro, des réservoirs seront installés dans les espaces disponibles dans les piliers.

Nous rendrons obligatoire le stockage de l’eau de pluie s’il existe des surfaces à arroser dans les nouvelles résidences.

Nous signerons le « Pacte pour repenser l’eau dans la ville » : 10 engagements pour que nos villes de demain restent vivables à l’initiative de l’Agence de l’eau Adour Garonne.