Mobilité

La création des portes de Toulouse

Pour réduire la circulation automobile dans la ville, rendre la ville aux piétons, aux mobilités douces et actives, la préserver de la pollution, 7 portes à étages végétalisés seront construites aux entrées/sorties de ville afin d’y accueillir des stationnements pour les véhicules individuels.

Ces portes, toutes différentes, constitueront des gestes architecturaux symbolisant la démarche volontariste de la ville et de la Métropole en matière d’environnement et de développement durable.

Véritables hub de (dé)mobilité (Plateforme de services) à la convergence de la ville et du péri-urbain, elles permettront l’accès à des parkings sécurisés, des zones de covoiturage, aux transports en commun, aux mobilités douces, à des bornes de recharge électrique, aux navettes circulaires en voie propre sur le périphérique (voie réservée), à de la logistique urbaine, à des services (salles de réunion, tiers lieux…).

La construction de ces portes d’entrée et de sortie de ville sera l’occasion de réduire la présence de la voiture dans la ville et de requalifier urbanistiquement les entrées de Toulouse :

  • Porte d’Albi
  • Porte de Paris
  • Porte Ernest Valon
  • Porte Ouest
  • Porte du Gers
  • Porte d’Espagne
  • Porte de Narbonne

Une navette circulaire sur la rocade

Une concertation avec l’Etat sera engagée dans la perspective d’une reconfiguration de la rocade pour permettre :

  • la réservation de voies (bande d’arrêt d’urgence) au transport collectif.
  • la circulation de navettes entre les portes de Toulouse.
  • une baisse progressive de la vitesse autorisée afin de permettre une plus grande fluidité du trafic et une priorité au co-voiturage.

Optimisation des infrastructures de TC existantes

Nous proposons de prolonger rapidement le futur téléphérique de l’Oncopole vers Basso Cambo d’un côté (avec connexion ligne A) et vers Montaudran de l’autre (avec connexion 3ème ligne) pour réaliser la ceinture sud.

La question des radiales pour les déplacements sera travaillée pour permettre des connections entre les villes de la périphérie sans passer par l’hypercentre comme par exemple en créant une ligne en site propre Seilh, Blagnac, Colomiers, Tournefeuille, Cugnaux, Portet.

Nous proposons de développer l’offre de transport en commun de manière significative, en la connectant notamment aux Portes de Toulouse décrites précédemment.

Un plan vélo ambitieux

Actuellement, 50% des déplacements dans l’agglo font moins de 3 kilomètres.
Pour 65% d’entre-eux, ce sont des voitures qui sont utilisées. Donc près de 2 déplacements sur 3 se font en voiture.

Toulouse est très mal positionnée dans l’offre de pistes cyclables. Elle est à la 8è place sur 11 au classement des villes de plus de 200 000 habitants, loin derrière Nantes ou Bordeaux (Baromètre des villes cyclables).
Au regard de ces chiffres, de l’intérêt en matière de santé, de flux et de gestion budgétaire par la collectivité, nous réaliserons un investissement important pour proposer des infrastructures sécurisées dédiées au vélo :

  • voies express vélos vers les zones d’activité et d’emploi
  • création de vraies pistes cyclables en ville sans discontinuités et sécurisées
  • création de stationnement vélo en sécurité aux deux extrémités du déplacement, aussi bien au domicile, que sur les lieux d’étude, de travail, de loisirs ou devant les commerces, les services… comme Rotterdam.
    Nos réflexions convergent avec les travaux de l’association « 2pieds2roues » rencontrée à plusieurs reprises.

Le développement d'un plan piéton

Nous proposons de développer la pratique de la marche à pied notamment dans et hors du centre-ville en développant la signalétique de temps de trajet comme cela est fait dans le centre historique :

  • création de zones piétonnes
  • expérimentation en concertation avec les habitants et usagers de zones piétonnes temporaires la fermeture de certaines rues le week-end ou la nuit.

Les îlots résidentiels pacifiés

Nous proposons de revoir l’ensemble des flux automobiles et transport collectif pour pacifier des quartiers en reprenant le modèle barcelonais des  » superblocks « .

Certaines rues pourront être mise en sens unique en accord avec les riverains pour récupérer des voies qui seront réservées aux transports en commun en site propre sans pour autant mobiliser de lourds moyens financiers.

  • des circuits de petites navettes pourront assurer le rabattement des zones d’habitation vers ces stations, permettant ainsi aux personnes âgées ou à mobilité réduite de ne pas dépendre d’un TAD nécessitant une réservation 48H avant.
  • l’urbanisme des faubourgs (pénétrantes, sortantes) pourra être repensé pour les rendre plus accueillants, fluides et y augmenter la qualité de vie de quartier en requalifiant ou créant de véritables « coeurs » de quartiers (pas que des panneaux de communication)

Nous proposons de créer des points relais « casier » pour les colis et des zones de déchargement dans chaque îlot urbain et un système de livraison en mode doux (triporteur). Le transport de marchandises en ville représente 20% des véhicules, 30% du CO2, 40% des particules !

Mise en place d'un MAAS (Mobility As A Service)

Il existe des plusieurs applications pour les mobilités mais elles ne sont pas connectés entre elles. Nous proposons de mettre en place le Maas comme à Oslo, Goteborg, Stockholm mais aussi Helsinki….

C’est une application qui permet de trouver son moyen de transport (tout type de transport) en temps réel.

De même qu’une proposition, inspirée du Lab citoyen, consistant à créer un Airbnb des parkings dans l’agglomération toulousaine est en cours d’élaboration.

Encourager les trains du quotidien

Nous encouragerons le développement des « trains du quotidien », partout où cela sera possible à court terme dans la mesure des compétences de la collectivité.

LA 3e LIGNE, MÊME SI IMPARFAITE, SERA POURSUIVIE.

A ce stade son financement n’est pas complètement acquis : le budget de 2,7 milliards atteindra probablement les 3 milliards. Il nous reviendra donc de sécuriser le financement de cette infrastructure avec l’ensemble des cofinanceurs et notamment l’Etat.

Nous demanderons au législateur d’envisager la possibilité d’une augmentation du VTE [ (Versement Transports Entreprise) ; La contribution des entreprises (à partir de 11 salariés) au transport], dès lors que la collectivité dispose une déclaration d’utilité publique pour la réalisation d’une infrastructure lourde.

Le calendrier de cette 3 éme ligne reste également incertain. Son ouverture relèvera plus certainement du prochain mandat que de celui

qui s’annonce. Elle ne participera donc pas à court-moyen terme à l’amélioration des conditions de transport sur la métropole.

 

Une tarification solidaire plus juste

Les tarifs actuels comportent un certain nombre d’injustices et ne sont pas insuffisamment incitatifs pour encourager l’usage des transports en commun.

Nous proposons de revoir complètement la tarification des transports en engageant un travail de co-construction d’une nouvelle offre tarifaire. Les nouveaux tarifs inspirés des expériences de tarifications solidaires en fonction des revenus pourront aller jusqu’à la gratuité pour certains usagers.

Pour élaborer cette nouvelle tarification solidaire nous associerons Tisseo, les associations d’usagers des transports, les syndicats salariés ainsi que les représentants des professions « non salaries » qui aujourd’hui ne bénéficient d’une prise en charge.

Toutefois, dans l’attente des préconisations de ce travail collectif (durée 1 an), nous proposons d’ores et déjà :

  • tarif unique de 10€ pour les jeunes de moins de 26 ans, étudiants ou non.
  • gratuité pour les personnes en situation de handicap dont le taux de handicap est > 50 %. Nous discuterons, avec les associations représentatives des éventuelles améliorations à apporter au transport à la demande Mobibus.
  • gratuité pour 3 mois, pour tout nouvel arrivant à Toulouse, sur justificatif.
  • gratuité les jours de pollution.

Les autres modalités de gratuité actuelles seront maintenues.

Par ailleurs, une réflexion sera menée en direction des agents de la collectivité (titulaires ou non), pour bénéficier des transports en commun dans le cadre d’un plan de déplacement plus ambitieux et exemplaire.
Enfin les tarifs proposés lors des sorties scolaires seront redéfinis pour être plus attractifs.

Favoriser les comportements éco-citoyens

Nous mettrons une politique volontariste de sensibilisation des toulousain-e-s à l’usage modéré de la voiture et à l’utilisation des modes doux ou des TC.

Nous mettrons en place – avec les associations concernées – des initiations à la pratique du vélo notamment dans les CLAE.

Nous proposerons comme Marseille, Bordeaux ou encore Paris « Un mois sans voiture » auprès d’un panel d’habitants (entre 50 et 100) avec un accompagnement et des aides incitatives.

Nous proposerons de mettre en place progressivement les dimanches sans voiture à l’intérieur de l’octogone puis plus largement dans le centre-ville.

Nous lancerons un plan de communication sur l’autopartage pour inciter à utiliser les outils existant facilitant le covoiturage.

Une nouvelle gouvernance des transports

Nous proposons de mettre en place un organisme unique des mobilités avec une nouvelle gouvernance.
Pour cela, la métropole toulousaine et les autres intercommunalités de l’aire urbaine, la Région Occitanie, le Conseil Départemental de la Haute-Garonne doivent travailler à la création d’une autorité organisatrice unique en charge des mobilités.

Nous veillerons à ce que cette nouvelle instance intègre des représentants des usagers et des associations intervenantes sur les mobilités et les entreprises (premiers financeurs des transports publics) dans les organes de décisions.

Un parlement des mobilités sera également mis en place.