Sécurité

Les sources chiffrées de l’Observatoire de la délinquance permettent de dresser un état des lieux incontestable de la situation de la sécurité à Toulouse.

Chacun peut constater une double réalité :

  • Une persistance forte des actes de délinquance (non liés au trafic de drogue) et des incivilités, qui restent à un niveau important, sans baisse significative.
  • Une augmentation très importante des trafics de stupéfiants, de la multiplication des points de deal et des
    actes criminels qui y sont liés.

Dans plusieurs quartiers, le trafic de drogue est organisé selon des méthodes quasi-industrielle et engendre une privatisation des espaces publics et privés dont les habitants et les commerces de proximité sont les premières victimes.
De ce fait, un fort sentiment d’abandon s’installe dans ces quartiers où des zones de non droit se sont installées où les habitants n’osent plus sortir le soir de chez eux : ce sont eux sont les premières victimes.

Au delà de ces chiffres, la sécurité des femmes reste un enjeu majeur. Faut-il rappeler que 220 000 femmes sont victimes de violence en France chaque année, et qu’une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les 2 jours ?

Lors de la campagne électorale de 2014, le maire sortant avait pris l’engagement de renforcer les moyens techniques et humains de la police municipale.
Si il a respecté cet engagement, il a, en revanche, menti aux toulousains en promettant de faire « reculer l’insécurité dans une ville plus sure et plus sereine ».
Aujourd’hui encore, JL Moudenc est fidèle à sa ligne : il cherche plus à exploiter électoralement les problèmes de sécurité qu’a les résoudre.

Nous abordons les questions de sécurité sans tabou et avec deux critères : celui de l’efficacité et celui de
l’humanité.
Nous sommes lucides : il n’y a pas de solution miracle, le problème est complexe mais nous voulons rappeler la gravité et l’urgence de certaines situations, avec pour seuls objectifs leur recul ou leur résolution.

Les problèmes d’incivilité et d’insécurité doivent être traités sur l’ensemble de la ville, dans tous les quartiers, avec des moyens humains et techniques équivalents.
La sécurité des femmes est pour nous une priorité, car nous faisons le pari que plus les femmes seront en sécurité dans la ville, plus l’ensemble des citoyens le seront.

Police Nationale : l'Etat doit accorder à Toulouse des effectifs supplémentaires

Selon les syndicats de police il manque entre 150 et 200 policiers supplémentaires pour permettre à la police nationale d’effectuer ses missions dans de meilleures conditions Malgré ses excellentes relations et sa proximité politique avec le Président de la République et le Premier Ministre, JL Moudenc n’a rien obtenu de l’Etat. Aujourd’hui, la question de son efficacité se pose : les toulousains ne sont pas bien défendus, de fait ils ne sont pas respectés.

Nous voulons faire de cette question une priorité et mobiliser toutes les ressources nécessaires pour faire comprendre à l’Etat que Toulouse doit être traitée de manière identique aux autres grandes métropoles françaises.

Coordination avec la police nationale
Signée en 2009, réactualisé en 2014, puis en 2019, la convention de coordination entre la police nationale et la police municipale permis de clarifier le rôle de chacun et d’effectuer des actions communes. Cette coordination doit être accentuée tout en veillant à ce que des missions dévolues à la police nationale ne soient pas transférées vers les agents de la police municipale, missions pour lesquelles, de plus, ils ne sont pas formées

Nos propositions pour une police municipale plus efficace.

Nous voulons d’abord souligner l’engagement, le professionnalisme et la compétence avec lesquelles les policières et les policiers municipaux exercent leurs missions.
Qu’il s’agisse de leur protection, de la définition de leurs missions, de la valorisation de leur rôle ou de leur formation, les policiers municipaux, comme les ASVP, expriment, via leurs organisations syndicales, des revendications qui doivent être prises en compte. Ils peuvent compter sur notre écoute et notre soutien.

Renforcer les moyens et la territorialisation de la police municipale

Création des Unités Territoriales de Quartier (UTQ)
Tout en respectant la capacité d’intervention et de réactivité de la police municipale, nous proposons, dans tous les quartiers, de renforcer la territorialisation des équipes afin de favoriser l’ilotage et la proximité, de créer des liens plus étroits, avec les citoyens et les acteurs des quartiers.
Pour cela nous créerons des Unités Territoriales de Quartier (UTQ) qui disposeront, au-del des locaux de la police municipale, situés 7 rue du Moulin du Château (Garonette), de bâtiments dédiés sur les différents secteurs de Toulouse ou en limite de secteur pour permtrre la mutualisation.

Nous proposons de généraliser les équipes mixtes avec des agents de la collectivité d’autres services (politique de la ville, voirie, …) qui seront présent sur le terrain à la rencontre des habitants, des commerçants pour créer un lien permanent entre la collectivité et les habitants comme cela est fait à Amsterdam.

Création d’une brigade spécialisée dans la tranquillité publique et la lutte contre les nuisances sonores
Nous proposons de créer, au sein de la police municipale, des équipes spécialisées dédiées à la tranquillité publique et aux nuisances sonores, disposant des outils et des moyens de médiation et d’intervention nécessaires.

Renforcer les moyens techniques

Un centre d’appel et de traitement uniquement dédié aux incivilités, à la tranquillité et à la sécurité
Actuellement les appels pour les questions de sécurité, de nuisances sont traités par le centre d’appel Allo Toulouse au même titre que les demandes pour les encombrants ou d’autres types de demandes et de renseignements. Nous proposons de créer un centre d’appel uniquement dédié à la sécurité, aux incivilités et à la tranquillité . Il sera intégré à un véritable Poste de Commandement (PC) de la sécurité regroupant le PC Caméra, le PC sécurité routière et la gestion des équipes sur le terrain.

Maintien du dispositif de vidéo-surveillance
Les caméras de vidéo-surveillance (381 en septembre 2019) ont aujourd’hui, principalement, une double utilité :

  • appuyer les enquêtes de la police et la justice (intervention à posteriori)
  • permettre de guider et d’appuyer les interventions (équipes PM/PN en temps réel)

Nous ne remettons pas en cause ces dispositifs techniques. Le seul critère de leur présence doit être celui de l’efficacité c’est pourquoi, loin de toute cosmétique électorale, leur localisation peut être revue après consultation des forces de sécurité de justice et des riverains. De la même manière les nouveaux dispositifs comme «les caméras parlantes», la vidéoverbalisation devront être appréciés avec pour seul critère celui de leur utilité, de la protection des personnes et des policiers municipaux. Nous engagerons avec les personnels une réflexion pour permettre aux agents qui assurent la veille et la surveillance des caméras une plus grande efficacité : statut, moyens, formation, … .

Lutter contre les violences faites aux femmes

Toutes les femmes doivent pouvoir se sentir en sécurité dans l’espace public

Les jeunes-femmes sont particulièrement exposées aux agressions dans le métro, dans la rue. La prévention et la répression doivent être accentuées et des campagnes de sensibilisation doivent être pensées pour installer le respect de l’autre et stopper les tendances accrues de vision de la femme comme simple objet sexuel. Les femmes voilées doivent aussi pouvoir se mouvoir dans l’espace public et les lieux publics en étant respectées dans leur humanité, en étant protégées de la stigmatisation et du mépris. Cette protection doit se mettre en place en parallèle de la lutte contre la radicalisation : les femmes doivent être libres de choisir leur croyance et de la pratiquer (port du voile ou pas).

Une maison d’accueil pour les femmes ayant subi des violences

A l’instar de Citad’Elles, à Nantes, nous construirons à Toulouse une maison, lieu unique pour que les femmes en danger, ayant subi des violences conjugales et/ou sexuelles, puissent se protéger, protéger leurs enfants, être accompagnées sur le plan psychologique et trouver un nouveau logement. Aujourd’hui, elles sont dans l’incapacité de pouvoir passer ces étapes, se trouvant dans l’obligation de faire des kilomètres pour chacune de ces démarches et prendre le risque de laisser leurs enfants sans protection.

Lutter contre la prostitution

Aujourd’hui, la loi verbalise les clients des prostituées et l’arrêté municipal de JL Moudenc interdit la prostitution dans 5 quartiers de la ville. Cette interdiction est en passe de s’étendre à d’autres quartiers. Le résultat de cette politique est que la prostitution est déplacée ailleurs dans Toulouse, parfois dans des lieux sombres et non surveillés, mettant en danger les femmes. Nous voulons renforcer l’accompagnement à la sortie de la prostitution et l’aide de la puissance publique aux associations qui œuvrent en ce sens.

Relancer la commission des libertés publiques

La droite municipale a laissé la commission des libertés publiques et de la tranquillité s’éteindre.
Ce n’était qu’un lieu de présentation de décisions déjà prises sans réelle concertation ni alternative présentées…
Nous souhaitons la réactiver, l’ouvrir plus concrètement aux habitants, en proposer une déclinaison par secteur et lui permettre, en liaison avec le CMPD, d’investir d’autres sujets comme la vidéoverbalisation ou l’utilisation des algorithmes dans les politiques publiques.

Créer les conditions d'une prévention et d'une médiation plus pertinentes

Si la réponse répressive est nécessaire, elle ne suffit pas.
En supprimant les services publics dans les quartiers, les postes de travail liés aux missions de médiation, en baissant les subventions accordées aux associations, la droite municipale a commis une grave erreur. La mairie de Toulouse, en lien avec ses partenaires, doit porter des politiques de médiation et de présence sur le terrain plus ambitieuses.

Une mission médiation/prévention transversale

Nous proposons de rassembler dans une mission médiation, transversale, toutes les fonctions médiations qui existent au sein des différents services de la Ville de Toulouse, de Tisséo, de Toulouse Habitat … pour créer une coordination et une complémentarité efficace, puis se tourner également vers les autres partenaires publics, éducatifs, judiciaires, associatifs… ..
Cette mission premettra de mettre en place des cellules de coordinations en lançant notamment des appels à projet structurant les filières de médiations et de prévention (culturelle, sociale..) autour d’objectifs communs. En matière de prévention il faut permettre l’écoute et l’information., c’est pourquoi nous proposons d’ouvrir ou de recon

Les Kiosques des solutions

En matière de prévention il faut permettre l’écoute et l’information., c’est pourquoi nous proposons d’ouvrir ou de reconvertir des lieux existants (maison de la citoyenneté) dans chaque quartier en Kiosque des solutions.
Ces kiosques des solutions seront des lieux conviviaux où les toulousain.e.s pourront trouver une solution à toute demande d’information, de service, de lien avec d’autres habitants ou avec la collectivité.
Des permanences des services municipaux mais aussi d’associations, de service de l’état y seront organisées pour que les habitant.e.s de tous les quartiers puissent échanger sur leur problèmes au quotidien et en particulier ceux liés à l’insécurité. Au sein des Kiosques des solutions, des espaces de prévention et de droits permettront aux toulousain.e.s de trouver par exemple des ressources destinées à aider les parents face aux difficultés rencontrées dans leur mission d’éducation des enfants, des informations sur la prévention des conduites addictives, une sensibilisation sur les risques d’escroquerie liés aux démarches à domicile et au numérique…. .

Concilier la ville qui veut dormir avec la ville qui veut sortir

Pour de nombreu.x.ses toulousain.e.s, la nuit toulousaine est avant tout synonyme de nuisances et d’intranquilité.
Bruits, incivilités, saletés, dégâts matériels … la nuit, Toulouse n’offre pas son meilleur visage.
C’est un sujet ancien et difficile. Comment concilier la ville qui veut dormir avec la ville qui veut sortir ?

Il faut être très ferme avec la minorité de ceux qui, par leur comportement, s’affranchissent des règles :

  • les usagers de la nuit aux comportements inciviques
  • la minorité des commerçants de nuit (bars, restaurants, …) qui ne respectent pas les réglementations
  • les lieux et les dispositifs de vente d’alcool (supermarchés de proximité, épiceries, vente internet, …)

Mais il s’agit aussi d’installer un esprit de tolérance et du bien vivre ensemble : les jeunes doivent pouvoir profiter de leurs sorties sans que les habitants des quartiers «vivants» ne les stigmatisent.

Aussi nous lancerons des campagnes de prévention auprès des jeunes en partenariat avec l’éducation nationale, les universités et les BDE et des campagnes de sensibilisation auprès des habitants.

Enfin nous proposons la création d’un poste d’adjoint au maire en charge de la nuit, comme dans d’autres grandes métropoles.

Combattre les radicalisations, le racisme et l'antisémitisme

La ville de Toulouse doit s’engager, avec toujours plus de force, à combattre toutes les formes de radicalisation, de racisme et d’antisémitisme.

La mobilisation, dans le cadre de leurs missions et du respect de la loi, aux cotés de l’Etat, des services municipaux est essentielle. Nous la garantissons.

Nous nous engageons à refuser les subventions à des associations qui « prônent des valeurs antirépublicaines » et à valoriser la Charte Marianne vis à vos des agents et des usagers.

Nous proposons également que les commémorations des attentats de mars 2012 fassent l’objet, au-delà des hommages organisés chaque année soient l’occasion d’initiatives en faveur de la tolérance, du respect et du rejet de toutes les formes de racisme.
Nous proposons aussi que soit mise en place la « Journée contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination ».